Stirpes  

Go Back   Stirpes > Ethnic Forums > Gens Romana > Gallo-Romance

Gallo-Romance Emiliano-Romagnolo, Français, Franco-Provençal, Friulian, Ligure, Lombardo, Picard, Piedmontese, Romansch, Veneto, etc.

Reply
 
Thread Tools Display Modes
  #1 (permalink)     Quote this post in a PM
Old Monday, June 16th, 2008
Savorgnan's Avatar
Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine
 
Last Online: 1 Minute Ago 19:24
Join Date: Jul 2007
Location: Behind a 75mm field gun
Posts: 1,701
Savorgnan 's wisdom is legendary.Savorgnan 's wisdom is legendary.Savorgnan 's wisdom is legendary.Savorgnan 's wisdom is legendary.Savorgnan 's wisdom is legendary.Savorgnan 's wisdom is legendary.Savorgnan 's wisdom is legendary.Savorgnan 's wisdom is legendary.Savorgnan 's wisdom is legendary.Savorgnan 's wisdom is legendary.Savorgnan 's wisdom is legendary.
Default Medvedev après Poutine: que peut attendre l'Europe de la Russie?

Medvedev après Poutine : que peut attendre l’Europe de la Russie ?


Audition d’un consultant international



Très attaché à la culture russe, l’intervenant de la Polémia du 22 avril 2008 organise son exposé en trois parties : rappels sur le profil et l’ascension de Vladimir Poutine ; en quoi l’action de Vladimir Poutine est-elle remarquable ? en quoi le destin de l’Europe doit-il être lié à celui de la Russie ?



Vladimir Poutine est un officier du FSB (Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie, ex-KGB) qui fut en poste en Allemagne (DDR). Puis, il participa à l’expérience ultra-libérale menée à St-Pétersbourg sous l’ère d’Anatoli Sobtchak (1937-2000). Il a été à l’origine du premier investissement fait par une entreprise de l’Ouest en Russie en autorisant la Dressner Bank à y exercer son activité. Il devint ensuite le premier ministre surprise de Boris Eltsine à qui il succéda en mai 2000 comme président de la Fédération de Russie. Réélu en mars 2004, il abandonnera cette fonction en mai 2008 à la fin du second mandat pour prendre la présidence du parti Russie Unie et vraisemblablement être nommé à terme au poste de premier ministre.



- I - Rappels sur le profil et l'ascension de Vladimir Poutine

Vladimir Poutine a connu le pouvoir dans un contexte politique fragile.

L’expérimentation néo-libérale sauvage de janvier 1992 au printemps 1998, soutenue par les pays occidentaux et les Etats-Unis, avait conduit le pays à la ruine. La Russie n’a plus d’armée, plus de circuits de distribution. Les salaires et les pensions ne sont pas versés. Tout devient à vendre, tout s’achète. L’avenir rêvé de la jeunesse est de devenir mafieux pour les garçons ou prostituée pour les filles.

Ce démembrement de l’Etat a été accompagné d’une vague de privatisations en 1996-1997 offrant le pays à des réseaux mafieux bénéficiant du soutien financier d’investisseurs étrangers. Dans ce chaos émerge la classe des oligarques.

L’effondrement de la richesse nationale est patent de 1990 à 1998. Elle se traduit par une chute des investissements, le non-renouvellement des infrastructures, avec des conséquences dramatiques sur les conditions de vie des populations.

Sur le plan politique, la disparition de l’empire est « la plus grande catastrophe du XXe siècle », affirme Poutine qui succède à un Boris Eltsine ayant géré l’anarchie dans l’alcoolisme et dans les rires de l’Occident. Les conséquences sont connues : effondrement moral, l’armée vend ses armes ou ses arsenaux, l’Etat ne paie plus ses fonctionnaires, la Russie ne tient plus ses frontières, etc. La déroute de la première guerre de Tchétchénie symbolise cette impuissance. La typhoïde réapparaît.

S’impose alors l’idée qu’il faut à la Russie « un homme, une idée… » pour réaliser le rêve de cohérence et de renaissance de l’idée russe. Au-delà de la grille de lecture conventionnelle opposant des « libéraux à des siloviki », cet homme réunirait sous son nom les milieux d’affaires honnêtes et les structures héritées de l’URSS. La fierté patriotique en serait le point commun.

C’est à ce moment que l’ascension de Vladimir Poutine commence. Mais comme premier ministre, il connaît des débuts difficiles. L’opinion publique russe ne lui est pas acquise (2% d’opinions favorables dans les sondages). Il passe donc un pacte avec la famille Eltsine et les oligarques pour mener un combat pendant son premier mandat. Ses adversaires sont : la vieille garde communiste, les oligarques tout-puissants (Goussinski, Berezovski, puis l’affaire Ioukos) et les relais de l’époque Eltsine, les mauvaises nouvelles (la 2e guerre en Tchétchénie, la prise d’otages dans le théâtre Nord Ost, l’affaire du sous-marin Koursk, …). Les figures animant cette période sont : Mikhaïl Kassianov, Boris Nemtsov, Guennadi Ziouganov, Vladimir Jirinovski, Sergueï Ivanov, Alexis Koudrine, German Gref, etc.

Le résultat est époustouflant.



- II - En quoi l’action de Vladimir Poutine est-elle remarquable ?

Depuis que Vladimir Poutine est aux commandes, le PIB a doublé, le pouvoir d’achat moyen a été multiplié par 6, le nombre de Russes vivant en dessous du seuil de pauvreté a baissé, les capitaux restent en Russie, les investissements étrangers manufacturiers sont en hausse, l’endettement est maîtrisé (61% du PIB en 2001 ; 37% en 2007). Le budget de l’Etat est excédentaire, les réserves de change sont considérables, etc.

Contrairement aux analyses diffusées dans les médias, la croissance russe n’est pas due qu’à l’explosion du prix des matières premières. Suite à la crise financière de 1998, trois années de croissance consécutives font croître le PIB de 20%. Le réveil de l’industrie manufacturière a lieu en 1999. La forte hausse des prix des hydrocarbures n’intervient qu’en automne 2002, avec un effet sur la croissance en 2003.

L’économie russe n’est pas non plus un capitalisme d’Etat de type soviétique. L’Etat, cependant, assume ses responsabilités de manière conjoncturelle pour suppléer un secteur bancaire détruit en 1998 et toujours fragile depuis. Les crédits à la population atteignent 10% du PIB (94% aux USA). Les dépôts bancaires restent supérieurs de 15% aux crédits accordés. L’Etat intervient surtout par le biais des grands groupes qui lui sont rattachés.

Aussi, la bonne santé de l’économie russe ne serait pas menacée en cas de chute des prix des matières premières. La Russie sait gérer sa rente pétrolière. Elle dispose de l’équivalent de 23 mois d’importations en réserves en devises, ce qui laisse le temps de mettre en place les politiques correctrices. L’excédent budgétaire est supérieur à 8% du PIB.

Mais l’économie peut être menacée par l’arrivée de la finance spéculative. La Russie pourrait être le nouvel eldorado du capital après la crise américaine, la stagnation de la zone euro et la faible transparence du système chinois. Il existe un risque de pousser le rouble à la hausse, ce qui détruirait la compétitivité d’une industrie qui se relève à peine… Ces menaces sont limitées par le rétablissement de la « verticale du pouvoir » et la mise au pas des oligarques (Berezovski, Goussinski, Abramovitch, Khodorkhovski).

De surcroît, la reprise de la natalité est incontestable. Des mesures incitatives y ont contribué. (Voir : Polmia - Peut-on doper la natalit en Russie ?<br>Alexandre Yourov) Celle-ci est indissociable d’une exigence de souveraineté pour rendre au peuple russe les trésors de son sol et protéger les secteurs clés de l’économie. La sacralisation de la défense (nucléaire, spatial, maritime, ventes d’armes) et une détermination sans faille en Tchétchénie ont permis à la Russie de Poutine de recréer les conditions de la puissance.

Sans complexe face à l’hypocrisie occidentale (USA, France notamment), la Russie d’aujourd’hui vit dans la hantise de scénarii à l’ukrainienne. Mais elle est désormais bien immunisée contre ces manœuvres. Sa diplomatie intelligente et intransigeante depuis le 11 septembre 2001 lui permet de s’engager dans une post-démocratie assumée. Aussi, elle est redevenue un acteur essentiel de la géopolitique.



- III - En quoi le destin de l’Europe doit-il être lié à celui de la Russie ?

La Russie doit relever plusieurs défis, au même titre que ses voisines européennes de l’Ouest. Le premier est la déstabilisation islamique. Il existe un véritable djihad contre la Russie qui se manifeste par la présence d’Arabes en Tchétchénie, des attaques ciblées comme à Beslan le 3 septembre 2004 et des attentats récurrents à Moscou. Cet expansionnisme islamique cible le Caucase actuellement. Or, la Russie, seul Etat structuré de la région, assure la libre circulation du pétrole dans cette zone.

La Russie n’est pas à l’abri non plus des appétits des mafias internationales. L’existence d’oligarches leur faciliterait la tâche.

De surcroît, la Russie est au premier plan dans le « grand échiquier de l’OTAN ». Les pays Baltes s’y sont ralliés. Aujourd’hui, le but de cette organisation militaire est d’évincer la Russie de la mer Noire. Le récent sommet de Bucarest est une étape pour réaliser ce but. A terme se pose la question de la présence de la flotte russe en Crimée. Les implantations américaines en Pologne et en République tchèque ont vocation à compléter ce dispositif d’encerclement. L’OTAN apparaît donc comme une structure de guerre dirigée contre la Russie.

D’autres situations soulignent la position fragile de la Russie. La multiplication des révolutions colorées : rose, orange, etc., des rapports difficiles avec l’Union européenne, le cas polonais, l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) et le Conseil de l’Europe, les exemples serbe et iranien, etc.

C’est dans ce contexte que se pose la question des alliances à contracter. La thèse défendue par l’orateur est de soutenir la constitution du bloc continental (La terre contre la mer) avec un axe Paris-Berlin-Moscou… avec Budapest et Rome.

L’intérêt d’engager la Russie dans une nouvelle géopolitique est dû à des synergies économiques indéniables. La CEI (Communauté des Etats indépendants) mais aussi la Bulgarie, la Finlande, la Slovaquie, la Hongrie, etc. sont des pays directement irrigués par la croissance russe. Il existe une complémentarité entre elle et l’Europe de l’Ouest. Cela offfirait de nouveaux débouchés pour l’industrie européenne. La Russie est riche en main-d’œuvre, sous-traitants et consommateurs. Elle a besoin de capitaux pour poursuivre son redressement. Des alliances technologiques (spatial, aéronautique, minerais) seraient bénéfiques à toutes les parties. La fusion manquée Arcelor-Severstal est une belle occasion ratée. De plus, s’associer à la Russie, c’est bénéficier d’une proximité avec les nouveaux centres de puissance du capitalisme mondial sino-indien.

S’intéresser à la Russie permet aussi de comprendre ce qu’est un système fédéral et non un Etat-nation. Elle a une pratique avérée d’un multiculturalisme ethnique et religieux singulier. Face à l’hyper-puissance américaine, s’engager à ses côtés c’est construire le multilatéralisme et ainsi garder la main sur un monde dont le centre quitte nos rivages. C’est aussi se rapprocher du dernier grand réservoir européen dynamique.

La conclusion est donc qu’il y aura une continuité parfaite entre Medvedev et Poutine. Il nous faut donc défendre la réalité du relèvement russe et l’accompagner en oubliant la russophobie particulière de la presse française, unique en Europe.



Dimitri Yrc

© Polémia
24/05/08
__________________
Reply With Quote
Reply

Bookmarks


Currently Active Users Viewing This Thread: 1 (0 members and 1 guests)
 
Thread Tools
Display Modes

Posting Rules
You may not post new threads
You may not post replies
You may not post attachments
You may not edit your posts

BB code is On
Smilies are On
[IMG] code is On
HTML code is Off
Trackbacks are Off
Pingbacks are Off
Refbacks are Off

Similar Threads
Thread Thread Starter Forum Replies Last Post
El conflicto lingüístico valenciano. Visigodo Ibero-Romance 11 1 Week Ago 16:26
No te olvides, Argentina Visigodo Ibero-Romance 8 2 Weeks Ago 17:55
Romanticismo y Racialismo Catalán. Visigodo Ibero-Romance 9 Monday, February 19th, 2007 15:51

Locations of visitors to this page

All times are GMT. The time now is 19:24.

Page generated in 1.4931710 seconds with 14 queries.


Powered by vBulletin® Version 3.7.0
Copyright ©2000 - 2008, Jelsoft Enterprises Ltd.
Search Engine Optimization by vBSEO 3.1.0