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Equo ne credite, Teucri. Quidquid id est [...]
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Les collégiens diffusent leurs ébats
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Julien Constant
samedi 24 mai 2008 | Le Parisien
Des élèves du collège des Nénuphars ont diffusé et regardé sur leur téléphone portable la vidéo pornographique où figure une de leurs camarades de 15 ans.
UNE SEMAINE après la terrible affaire de Montfort-l'Amaury, trois adolescents - deux garçons et une fille -, âgés de 15 ans et 17 ans, ont été mis en examen, hier à Versailles, par un juge des enfants et placés sous contrôle judiciaire. La justice leur reproche d'avoir diffusé au sein du collège des Nénuphars, à Bréval, une vidéo pornographique mettant en scène une élève de 5 e .
Il y a moins de dix jours, ce sont deux élèves du collège Maurice-Ravel de Montfort-l'Amaury, âgés de 11 et 12 ans, qui avaient été interpellés pour avoir violé, début mai à La Queue-les-Yvelines, la soeur de l'un d'eux, âgée de 10 ans, avant de diffuser le film de leurs ébats dans la cour de récréation à l'aide d'un téléphone portable.
Hier matin, les élèves du collège de Bréval ont été informés de cette affaire par un mot dans leur carnet de correspondance. « Je précise que les faits se sont déroulés à l'extérieur de l'établissement avant d'y être diffusés au moyen de téléphones portables, souligne l'inspecteur d'académie, Joël-René Dupont. Actuellement nous attendons les résultats de l'enquête de la justice pour savoir s'il est nécessaire de mettre en place une action d'accompagnement et d'écoute à destination des enfants qui auraient pu voir ce film. »
« Les élèves ne semblent pas se rendre compte de la gravité des faits »
Dans cette nouvelle affaire, les trois adolescents ont été interpellés jeudi par les gendarmes de la brigade territoriale de Bréval avant d'être placés en garde à vue. Les militaires avaient été alertés par le principal du collège en début de semaine. Les jeunes gens sont passés aux aveux et affirment avoir agi par jeu sans penser aux conséquences que pourrait entraîner la transmission de ces images. « La jeune fille n'a pas été violée, précise une source proche de l'enquête. Elle était consentante. » Le trio avait tenté de reproduire des scènes observées sur des films pornos avec l'accord de la jeune fille.
Hier, à la sortie du collège, les enfants et les enseignants semblaient sous le choc. « J'ai vu le début de la vidéo, raconte une jeune fille de 14 ans. Ça m'a tellement choquée que je n'ai pas pu continuer à la regarder. » Dans un coin, un groupe de garçons raconte que c'est surtout leurs parents qui se sont indignés. « Moi, au début, je trouvais ça rigolo, assure un ado. Mais ma mère m'a repris au vol. Elle était bouleversée. » Les jeunes gens racontent qu'ils jouent souvent avec leur portable. « On s'échange des images qu'on trouve sur Internet, confie un autre jeune. Mais cela ne va jamais aussi loin que cette histoire. »
Du côté des enseignants, les questions se multiplient. « Nous avons été choqués par ces images, souligne une enseignante. Mais les élèves ne semblent pas se rendre compte de la gravité des faits. Certains ont même été ulcérés de voir qu'un portable avait été confisqué. » Ils se demandent s'il ne faudrait pas tout bonnement interdire l'utilisation des mobiles dans le collège. Aujourd'hui les élèves ont le droit de les utiliser dans la cour et sous le préau.
L'inspecteur d'académie entend développer des cours de morale et d'instruction civique au sujet du droit à l'image. « C'est un problème général, remarque-t-il. J'ai réuni tous les chefs d'établissement, y compris les directeurs d'école, pour qu'un travail d'information et de communication soit entrepris à tous les niveaux. »
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source
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"Their trumpets again are of a peculiar barbarian kind; they blow into them and produce a harsh sound which suits the tumult of war"
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