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"Their trumpets again are of a peculiar barbarian kind; they blow into them and produce a harsh sound which suits the tumult of war."
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Car il s'avère que cette association sortie de nulle part n'avait en réalité rien de "neutre" et ne faisait que se servir d'une revendication bien légitime (la place du gallo en Haute-Bretagne - ce dont de nombreuses associations, y compris au sein du mouvement breton, s'occupent déjà) pour mener une opération de communication bien rodée (on ne sait d'ailleurs pas vraiment si l'association en question existe encore après ce coup médiatique). La plupart de ses membres appartenaient en réalité à la "Fédération Nationale de la Libre-pensée", un mouvement jacobin et laïcard à tendance anticléricale et philo-trotskiste : [Federation Nationale de la Libre Pensee] ![]() En effet, ce mouvement est un habitué des attaques anti-nationalistes en Bretagne, l'un de ses membre étant par exemple l'auteur de ce site assimilant mouvement breton et "fascisme", voir "nazisme" (et arrivant fréquement dans les premiers résultats des occurences Google, conçernant l'Emsav) : ICI > \'+\' |
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Oui, j'ai eu exactement ce sentiment en lisant leur page. Quelques vieux gauchistes désoeuvrés qui détournent le combat identitaite gallo à des fins républicaines. Dans le fond, je sentais bien qu'il y avait autre chose qu'une logique purement identitaire dans tout ça, pourtant la question soulevée ici est assez intéressante... Pourquoi Roazohn et non Resnn?
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J'étais déjà tombé sur cette page, effectivement...
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"Their trumpets again are of a peculiar barbarian kind; they blow into them and produce a harsh sound which suits the tumult of war."
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L'imposture de la culture gallèse. Hum... Dixit Olivier Mordrelle, né et mort à Paris, malouin par son père et corse par sa mère...
Rappelons qu'à Saint Malo seulement 5 à 20% des toponymes trouvent leur origine dans la langue bretonne et qu'on y a parlé le Gallo plus longtemps que le Breton. Mais à part ça, il n'y a pas de culture gallèse.
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Il y aurait un bon livre à écrire sous "L'imposture du nationalisme breton".
Pour en revenir au sujet, ca me rappelle un peu ces impérialistes allemands qui voulaient tout rebaptiser, noms de villes, de rues, de commerces, ... en allemand en faisant table rase du dialecte alsacien, alors que les Alsaciens n'ont jamais vraiment parlé l'allemand standard. En fait, pour nos amis Bretons, la question qui tue : pourquoi la France, si méchante-oppressive-génocidaire-bla-bla-bla, autorise-t-elle l'inscription bilingue des noms de rues et villes sur les panneaux officiels alors qu'elle veut tellement détruire la langue et la culture bretonnes ?
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Et puis pas de quoi pavoiser : le breton reste non-enseigné dans la quasi-totalité des écoles publiques et ne dispose d'aucun média à part quelques heures sur France 3 région, une situation unique pour une culture 'régionale' d'Europe de l'Ouest. Du reste, la situation en Bretagne n'est pas celle de l'Alsace, et le rapport à l'Etat français surement différent. Ceci étant, pour revenir au gallo, il faut, pour comprendre le point de vue de Mordrel, se replacer dans l'idéologie qui était celle de Breiz Atao. Dans cette conception, le projet des nationalistes bretons des années 30 était clairement "révolutionnaire" : il s'agissait de complétement refonder la Bretagne en tant qu'Etat receltisé (cf. le programme de gouvernement 'SAGA'). En ce sens, ce nationalisme breton s'éloigne de celui de la fin du XIXème, traditionaliste et plutôt autonomiste, tout en empruntant son côté "romantique". Cette radicalité explique aussi le peu d'audience et la certaine méfiance de nombreux bretons envers les "Breiz Atao". Je ne cautionne pas cette forme de nationalisme radical (qui se condamne lui-même quelque part à la marginalité), niant la spécificité romane de la Bretagne orientale, mais je pense qu'on peut toutefois l'expliquer replacé dans son contexte. Toutefois, contrairement à Youenn, je l'estime aujourd'hui non-justifié (le mouvement culturel gallo est de toute façon très solidaire des idées autonomistes voir indépendantistes (bien que marqué à gauche, mais comme tout le mouvement breton de tout façon...). |
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Mais ca n'empêche pas qu'en 1940 ou même en 1871 vouloir effacer toute trace du dialecte alsacien (et de l'influence française dans la région), c'était de l'impérialisme. Quote:
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Néanmoins, ma question portait plutôt là dessus : ne crois tu pas que pour la sauvegarde de sa culture, l'Alsace aurait mieux eu sa place en Allemagne ? Si l'on opte pour un point de vue national ethno-culturel, il me semble que cela ne fait pas de doute. Quote:
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Mais de toute façon, l'Etat aurait pu difficilement s'opposer à la pose des panneaux : des lois européennes ont obligé la France à assouplir quelque peu sa position. Il n'empèche que ces panneaux n'ont aucune importance, ce n'est que de la déco ou du folklore moderne si l'on préfère. La langue bretonne continue de ne recevoir aucun soutient de la part de l'Etat, une situation unique dans l'Europe des 15 pour une culture régionale comme je l'ai déjà dit. Quote:
L'exemple du gallois est à ce titre révélateur : possédant un nombre de locuteurs moitié moindre que celui du breton au début du XXème siècle, il possède en ce début de XXIème siècle un nombre plus important ! Tout cela grâce à un soutient sans faille de l'Etat à la culture galloise (enseignement obligatoire, chaîne de télévision uniquement consacré au pays de Galles...). CQFD. Pour ce qui est de l'Alsace, le rapport à l'Etat français tient aussi à l'Histoire : du fait de ce statut de province revendiquée par l'Allemagne, la France ne pouvait pas se permettre de se mettre à dos la population alsacienne. On n'a pas inculqué la même honte de l'alsacien dans les écoles que la honte du breton dans les écoles républicaines de Bretagne. Et d'ailleurs, l'Alsace-Lorraine dispose toujours d'un statut particulier (Concordat toujours en vigueur, certaines lois spécifiques...), chose inimaginable en Bretagne. |
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![]() Théo me rappelle la clique Wetterlé/Hansi, qui du temps de l'Alsace-Lorraine à genoux devant l'hydre germanique se réfugiait derrière l'alibi du dialecte alsacien et du bilinguisme (ce qui aurait été louable de nos jours mais totalement hypocrite pour l'époque) pour mieux retourner leur veste au moment de la liberation et prôner l'assimilation linguistique. Parlons nous seulement de la même période? Je veux bien admettre qu'en 40, on ait pu débaptiser toutes les Kirchplätze en Adolf Hitlerplätze ou Saint-Louis en Sankt-Ludwig de là à parler d'oppression linguistique, de changement radical du nom de localités sous le second Reich c'est tout de même pousser le bouchon un peu loin! L'administration française a fait bien mieux sur ce plan que les Teutons. En 1870 ont-ils changé le nom de la place Kléber? Qu'est devenue la Brandgasse (du nom de la fameuse famille) sous les Français? Prodige linguistique, elle est rebaptisée rue brulée! Heureusement que localement, on se bouge un peu pour retablir la dénomination d'origine. Dammerkirch transformé en Dannemarie, Pfirt en Ferrette, les seigneurs de Ribeaupierre , risible... la pas de double affichage. Circulez, il n'y a rein à voir! Au fait, en 1945, quel pourcentage de la population barlé gorregtement franzé? Quote:
La Suisse alémannique, ce bel espace germanique qui n'a connu aucun totalitarisme ni prussien ni hitlérien, Zurich est officiellement Zürich et non Züri, Wädenswil est Wädenswil et non pas Wädi. Pas de double affichage. Bizarres ces Helvètes, n'est-ce pas? Cependant les deux coexistent. Aucune confrontation entre la langue orale et standard, la langue orale ayant une valeur sociale... ce qui n'est plus le cas en Allemagne. Dans le cas de l'Allemagne, les dialectes sont voués à disparaitre. Pour te faire enfin comprendre l'imposture du nationalisme français en Alsace-Moselle puis-je te conseiller, cher Théobald, les 3 tomes de Wittmann "Une histoire de l'Alsace autrement" dispo chez les autonomistes pangermanistes de Vivre l\'Alsace. Tu en resortiras grandi! Nix fer ungüat, Missié! Quote:
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Quant au caractère germanique de l'Alsace (et pas seulement de l'Alsace d'ailleurs - je peux m'expliquer là dessus si tu veux) il te suffit de parcourir mes contributions dans le reste de ce forum pour voir que j'en suis un fervent défenseur. Pas grand chose de latin par chez nous. Quote:
Ca m'étonnerait que ca puisse t'ouvrir les yeux là dessus, mais voici ce qu'un journaliste américain (avant l'entrée en guerre des USA, donc impartial) nous décrit de l'Alsace pendant la Première Guerre Mondiale (je peux traduire si tu préfères) : Quote:
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