View Single Post
  #10 (permalink)     Quote this post in a PM
Old Sunday, September 9th, 2007
Adalricus's Avatar
Adalricus Adalricus está offline
New Member
 
Last Online: 3 Weeks Ago 17:26
Join Date: Feb 2007
Age: 24
Posts: 4
Adalricus 's reputation has not travelled afar.
Default Re: De la signalisation bilingue en haute Bretagne...

Quote:
Originally Posted by Theobald View Post
Pour en revenir au sujet, ca me rappelle un peu ces impérialistes allemands qui voulaient tout rebaptiser, noms de villes, de rues, de commerces, ... en allemand en faisant table rase du dialecte alsacien, alors que les Alsaciens n'ont jamais vraiment parlé l'allemand standard.


Théo me rappelle la clique Wetterlé/Hansi, qui du temps de l'Alsace-Lorraine à genoux devant l'hydre germanique se réfugiait derrière l'alibi du dialecte alsacien et du bilinguisme (ce qui aurait été louable de nos jours mais totalement hypocrite pour l'époque) pour mieux retourner leur veste au moment de la liberation et prôner l'assimilation linguistique.

Parlons nous seulement de la même période? Je veux bien admettre qu'en 40, on ait pu débaptiser toutes les Kirchplätze en Adolf Hitlerplätze ou Saint-Louis en Sankt-Ludwig de là à parler d'oppression linguistique, de changement radical du nom de localités sous le second Reich c'est tout de même pousser le bouchon un peu loin! L'administration française a fait bien mieux sur ce plan que les Teutons. En 1870 ont-ils changé le nom de la place Kléber? Qu'est devenue la Brandgasse (du nom de la fameuse famille) sous les Français? Prodige linguistique, elle est rebaptisée rue brulée! Heureusement que localement, on se bouge un peu pour retablir la dénomination d'origine. Dammerkirch transformé en Dannemarie, Pfirt en Ferrette, les seigneurs de Ribeaupierre , risible... la pas de double affichage. Circulez, il n'y a rein à voir! Au fait, en 1945, quel pourcentage de la population barlé gorregtement franzé?

Quote:
Originally Posted by Theobald
Mais ca n'empêche pas qu'en 1940 ou même en 1871 vouloir effacer toute trace du dialecte alsacien (et de l'influence française dans la région), c'était de l'impérialisme.
Pourquoi réduire le problème linguistique à 4 ans de totalitarisme? Je réformule "Mais ca n'empêche pas qu'en 1789, entre 1918-1940 puis 1945 à nos jours vouloir effacer toute trace du dialecte alsacien (et de le caractère germanique (alémanique diront certains) dans la région), c'était de l'impérialisme."

La Suisse alémannique, ce bel espace germanique qui n'a connu aucun totalitarisme ni prussien ni hitlérien, Zurich est officiellement Zürich et non Züri, Wädenswil est Wädenswil et non pas Wädi. Pas de double affichage. Bizarres ces Helvètes, n'est-ce pas? Cependant les deux coexistent. Aucune confrontation entre la langue orale et standard, la langue orale ayant une valeur sociale... ce qui n'est plus le cas en Allemagne. Dans le cas de l'Allemagne, les dialectes sont voués à disparaitre.

Pour te faire enfin comprendre l'imposture du nationalisme français en Alsace-Moselle puis-je te conseiller, cher Théobald, les 3 tomes de Wittmann "Une histoire de l'Alsace autrement" dispo chez les autonomistes pangermanistes de Vivre l\'Alsace. Tu en resortiras grandi!

Nix fer ungüat, Missié!

Quote:
On n'a pas inculqué la même honte de l'alsacien dans les écoles que la honte du breton dans les écoles républicaines de Bretagne.
Et d'ailleurs, l'Alsace-Lorraine dispose toujours d'un statut particulier (Concordat toujours en vigueur, certaines lois spécifiques...), chose inimaginable en Bretagne.
En es-tu si sûr? Si l'allemand n'avait pas d'enjeu économique, on en entenderait même plus parler. Interdit de cracher et de parler breton, alsacien=langue de boches et de nazis... Le Concordat, c'est une blague! Ce n'est qu'une question de temps. Cette génération est conditionnée. Elle recule sur les atteintes du droit local cf journée de solidarité, que les Alsaciens avancent sous la branche ensuite on la coupe!
Reply With Quote