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Originally Posted by Theobald
Pour en revenir au sujet, ca me rappelle un peu ces impérialistes allemands qui voulaient tout rebaptiser, noms de villes, de rues, de commerces, ... en allemand en faisant table rase du dialecte alsacien, alors que les Alsaciens n'ont jamais vraiment parlé l'allemand standard.
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La plupart des pays allemands ne parlaient pas non plus l'allemand standard avant l'unification prussienne. Mais cette langue restait toujours plus proche de l'alsacien que du français en tout cas (pourquoi soutiens-tu la francisation linguistique dans ce cas ?)
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Originally Posted by Theobald
En fait, pour nos amis Bretons, la question qui tue : pourquoi la France, si méchante-oppressive-génocidaire-bla-bla-bla, autorise-t-elle l'inscription bilingue des noms de rues et villes sur les panneaux officiels alors qu'elle veut tellement détruire la langue et la culture bretonnes ?
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Ce n'est pas la République qui installe les panneaux mais les conseils généraux de département, souvent par ce que c'est
"culturellement porteur" mais ce genre d'action ne reflète aucune véritable volonté de préservation linguistique, les noms étant de plus souvent mal traduits dans un breton de cuisine et sans faire de recherche toponymique.
Et puis pas de quoi pavoiser : le breton reste non-enseigné dans la quasi-totalité des écoles publiques et ne dispose d'aucun média à part quelques heures sur France 3 région, une situation unique pour une culture 'régionale' d'Europe de l'Ouest.
Du reste, la situation en Bretagne n'est pas celle de l'Alsace, et le rapport à l'Etat français surement différent.
Ceci étant, pour revenir au gallo, il faut, pour comprendre le point de vue de Mordrel, se replacer dans l'idéologie qui était celle de
Breiz Atao.
Dans cette conception, le projet des nationalistes bretons des années 30 était clairement "révolutionnaire" : il s'agissait de complétement refonder la Bretagne en tant qu'Etat re
celtisé (cf. le programme de gouvernement 'SAGA'). En ce sens, ce nationalisme breton s'éloigne de celui de la fin du XIXème, traditionaliste et plutôt autonomiste, tout en empruntant son côté "romantique".
Cette radicalité explique aussi le peu d'audience et la certaine méfiance de nombreux bretons envers les "Breiz Atao".
Je ne cautionne pas cette forme de nationalisme radical (qui se condamne lui-même quelque part à la marginalité), niant la spécificité romane de la Bretagne orientale, mais je pense qu'on peut toutefois l'expliquer replacé dans son contexte.
Toutefois, contrairement à Youenn, je l'estime aujourd'hui non-justifié (le mouvement culturel gallo est de toute façon très solidaire des idées autonomistes voir indépendantistes (bien que marqué à gauche, mais comme tout le mouvement breton de tout façon...).